Pendant la semaine précédant la Nuit Bleue, Leafcutter John, Philip Jeck et Sébastien Chatron travaillent ensemble sur le site de la Saline pour préparer les deux live du festival.
Cette résidence, qui associe des musiciens issus de deux cultures musicales différentes, favorise les échanges d'idées et les innovations sur les processus de composition et les techniques utilisées (notamment dans le domaine de l'espace sonore) afin d'offrir aux auditeurs des conditions d'écoute et des sensations uniques.
Ainsi, Leafcutter John et Philip Jeck joueront live des musiques qu'ils auront travaillées en collaboration avec Sébastien Chatron, et que ce dernier spatialisera en temps réel sur acousmonium.
John Burton étudie la peinture à la Norwich School of Art, puis s'installe à Londres en 2000 pour se concentrer sur son travail musical.
Sa musique attire rapidement l'attention du label électronique indépendant Planet-Mu, où il enregistre son premier album sous le nom de Leafcutter John.

Son second disque, enregistré un an plus tard, le fait connaître comme l'un des artistes électroniques les plus originaux de sa génération.
Leafcutter John est invité dans les plus grands festivals électroniques européens (Sonar à Barcelone, Club Transmediale à Berlin, et Dis Lab Show à Rome).
Il participe à différents projets musicaux, notamment avec µ-ZIQ/Speedy J, Electric Company, Badly Drawn Boy et Capitol K.
Il est intervenant dans le cadre de plusieurs forums sur les musiques électroniques et propose des programmes d'informatique musicale sur différents sites internet.
Philip Jeck étudie les arts graphiques au College de Dartington et commence son travail sur platines-disques dès le début des années 1980.
Il compose des musiques de films et part en tournée avec plusieurs compagnies de danse et de théâtre ainsi que dans le cadre de concerts en solo.
Son oeuvre la plus célèbre, Vinyl Requiem (avec Lol Sargent), une performance pour 180 platines, a remporté le Time Out Performance Award en 1993.
Ces dernières années, il se tourne à nouveau vers les arts graphiques et réalise des installations utilisant de 6 à 80 platines, dont Off The Record pour le Sonic Boom à la Hayward Gallery de Londres.
Philip Jeck travaille avec de vieux disques et des platines qu'il récupère dans les marchés aux puces et qu'il adapte à ses besoins.
Il les utilise comme de véritables instruments, pour créer un langage à la fois intense et personnel, qui évolue avec chaque disque.
est né en 1975 à Bursa (Turquie).
Il commence sa carrière musicale en tant que guitariste dans plusieurs formations rock ou jazz à Istanbul avant de s'intéresser à la musique contemporaine et à la musique électroacoustique, où il se forge un style personnel.
Sa musique est un mélange de textures ambient, de sons traités de différents instruments turcs et de sons de synthèse.
Il travaille entre autres pour le théâtre et le cinéma.
Il a composé de nombreuses pièces musicales, qui ont été utilisées dans des films, des pièces de théâtre, des spectacles de danse et des installations plastiques.
Il compose actuellement de nouvelles pièces électroacoustiques pour des installations plastiques et vidéo ainsi que de la musique mixte pour orchestres de chambre avec bande et traitements en temps réel.

Il a étudié l'écriture dans les Conservatoires Nationaux de Région de Rueil-Malmaison, de Versailles, et d'Aubervilliers, la musicologie à l'Université de Paris IV-Sorbonne, l'histoire de la musique au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, et la composition électroacoustique à l'Ecole Nationale de Musique de Pantin.
Ses pièces sont programmées lors des saisons de l'INA/GRM à Radio-France, ainsi que dans de nombreux festivals et différents lieux atypiques.
Ses productions sont régulièrement retransmises sur France-Culture et France-Musiques, et font l'objet d'éditions discographiques.
Il travaille également pour le cinéma, la vidéo, la photographie, le théâtre, le stylisme, la performance et l'installation.
Son travail porte sur une dramaturgie profondément organique des espaces, des matières sonores et des sensations tactiles, au sein de laquelle les dimensions gestuelles, interactives, improvisées, et composées tendent à instaurer entre elles des rapports signifiants et équilibrés.
Son implication dans le monde du spectacle vivant l'amène à beaucoup travailler comme compositeur de musique de scène et créateur sonore.
Il a interprété de nombreuses musiques électroacoustiques sur acousmonium et a réalisé des enregistrements et des montages sonores pour différents projets (concerts, disques, actions pédagogiques).
Il travaille avec elektrophonie depuis 2002.
Compositeur, il est également professeur associé à la classe de composition du Conservatoire national de région de Perpignan et anime régulièrement des stages, ateliers et cours d'interprétation acousmatique.
Il travaille avec elektrophonie depuis 2002.
Après une résidence à LIMCA (Auch), il rejoint Pierre Jodlowski en 1997 pour développer le collectif S.A.M. - Structure d'Action Musicale - en région toulousaine.
Il est également associé à la direction artistique de l'Ensemble Pythagore.
Il compose des musiques électroacoustiques et des musiques mixtes et travaille également avec des danseurs.
Depuis trois ans, son travail musical s'oriente vers des œuvres qui intègrent de l'image.
Il est bénéficiaire d'une commande de l'INA-GRM pour l'année 2003.
L'utopie sonore prend vie lorsqu'elle est mise en espace musicalement et plastiquement.
L'association elektrophonie fait appel à un plasticien qui mène une réflexion sur l'espace de concert et développe un espace scénique particulier : autour de chaque point sonore, Thierry Boucton construit des sortes de cheminée ou de puit, évocation d’un passé propre à la Saline Royale d’Arc et Senans. Cette architecture de bois a pour fonction de réactiver le lieu et de permettre une libre circulation des jeux de lumières, de sons et du public.
En parallèle, un collectif d'artistes, le Collectif Nuz, sculpte la lumière pour créer un espace dans lequel des aventures intérieures sont possibles.
Lors de chacune de ses interventions, Thierry Boucton nous renseigne sur ses préoccupations quant au paysage, à l'architecture, à l'environnement et à l'altérité.
Il mène un travail de scénographie volontiers minimaliste qu'accompagne un vocabulaire formel et circonstanciel, ayant cette vocation de questionner plus que de montrer.
Ainsi, les espaces investis sont avant tout rendus :
ils portent cette part d'inachèvement, d'ouverture volontaire, d'évocation et d'abandon ; ils sont donnés par bribes, mieux que des morceaux choisis d'une pensée constamment en mouvement, sorte d'arrêts sur images avant de trop en livrer. Si une orientation est évoquée et qu'un cheminement de pensée est balisé, le trajet appartient à chacun et la destination bien plus encore.
Vocabulaire adapté donc, s'accompagnant de mesure, de hauteur, de déplacement, de glissement, d'angle de prise de vue, etc...
Les domaines actuellement explorés par le Collectif Nuz sont le son, la lumière et la vidéo, dans une perspective de création artistique globale.
Le collectif travaille essentiellement sur la relation entre le visuel et l'audible, et plus généralement sur la relation entre les sens. L'équipe s'est constituée au gré des rencontres et fonctionne sur la mise en commun d'idéologies et de connaissances.
Les origines des collaborateurs sont diverses mais la volonté finale est identique :
créer des espaces particuliers pour entraîner le spectateur vers la découverte et l'exploration sensorielle.
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