NUIT BLEUE – 6ème éditionUn film de Éric Darmon et Franck Mallet | 52’
Arte France / Love Streams agnès b. Productions / Mémoire Magnétique
Dimanche 8 juillet | 02h-03h | Salle Migeon
Pierre Henry est le fondateur avec Pierre Schaeffer de la musique concrète. C’est aussi l'un des pionniers de la musique électroacoustique, symbiose des sons « actuels » qui mêle bruits, instruments, électronique et voix. Sa rencontre avec Maurice Béjart a fait connaître sa musique au monde entier.
Ce film dévoile son étonnante conception du geste sonore à partir de documents d’archives, d’inédits et de reportages sur le vif - un panorama unique sur les œuvres illustres qui ont jalonné sa carrière : Symphonie pour un homme seul (1950), Le Voyage à Bordeaux en 1962 (un « concert couché »), Messe pour le temps présent à Avignon en 1967, Ceremony à l’Olympia (1970), Kyldex créé à l’Opéra de Hambourg en 1973, Berlin, symphonie d’une grande ville pour le film de Walter Ruttman (1985), Tam-tam du merveilleux sur la piazza du Centre Pompidou (2000), les reprises de Variations pour une porte et un soupir à l’Opéra Bastille en 2006 et de La 10ème remix à Lisbonne en 2005, ainsi que les créations de Voyage initiatique dans le cadre de Pierre Henry chez lui 3 et de Comme une symphonie (envoi à Jules Verne) à Amiens en 2005.
Brandissant sa perche surmontée de deux micros, Pierre Henry est à la recherche d’un son dans la Coulée Verte, à Paris. Le « Souffle » du Voyage nous transporte quarante ans en arrière, à Bordeaux, au sortir du « concert couché » avec les réactions du public… Fasciné, Johnny Hallyday, interviewé sur un plateau télé, découvre Ceremony, dernière création de Pierre Henry avec le groupe Spooky Tooth, accompagnée des « cinéformes » de Thierry Vincens.
À son domicile, à l’occasion des préparatifs précédant la venue du public pour la création de son nouveau Voyage initiatique dans le cadre de Pierre Henry chez lui 3, le compositeur, avec son administratrice Isabelle Warnier, évoque les débuts de la musique concrète à la Radio, aux côtés de Pierre Schaeffer. La longue amitié avec le danseur et chorégraphe Maurice Béjart est retracée à l’aide de documents exceptionnels : le ballet Symphonie pour un homme seul filmé en 1961, suivi de la création de Messe pour le temps présent en Avignon.
Nous nous retrouvons à Paris, à l’Opéra Bastille, pour les répétitions de Variations pour une porte et un soupir, puis de nouveau à son domicile, pour une séance de mixage en compagnie de son assistante musicale, Bernadette Mangin. En Allemagne, à l’Opéra d’Hambourg, Carolyn Carlson est la vedette de l’opéra cybernétique Kyldex, co-signé avec le plasticien Nicolas Schoeffer.
Retour à la création radiophonique avec Berlin, symphonie d’une grande ville pour le film de Walter Ruttman. Nous sommes ensuite à Lisbonne, où la spatialisation du son et des haut-parleurs est réglée par le compositeur avec l’aide de l’ingénieur du son Étienne Bultingaire, avant d’assister au concert de la célèbre 10ème remix. Puis, c’est la foule dansante de la piazza du Centre Pompidou, où Pierre Henry se transforme en DJ pour un Tam-tam du merveilleux, en juillet 2000.
Ultime retour à la maison, cette fois pour la recherche d’un ouvrage dans sa bibliothèque, « source de mes rituels », avant de repartir à l’aventure, en train, pour une nouvelle création à Amiens, avec Comme une symphonie (envoi à Jules Verne).